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 rock you like a hurricane (sophia) terminé

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MessageSujet: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Dim 11 Nov - 8:44

C'était au fin fond des entrailles de cette mégalopole décadente, dans les bras tentaculaires de rues viciées, hanté par quelques silhouettes de la veille, encore noctambule, qui même en ce début de matinée venait à piétiner le bitume de leurs pas de crabes, zigzaguant d'eux-même, sans véritable autre raison que celle de l'alcool coulant à flot dans leurs veines, endormant leurs sens de façon viscérale. Et là. Dans cet appartement à la façade délavée, blafarde, livide, sur les marches de ce perron encombré de jeunes fumeurs aux lèvres incurvées de sourires torves. Au fin fond de ces corridors d'où s'élevait des fumerolles de tabac froids, de braises chaudes, grésillantes, dans ses lueurs étouffées par le son de pas rapides, de cris hurleurs et de coups résonnant dans le fracas des murs. Là. Juste cette porte. Avec cette pancarte brinquebalante, tombée au sol depuis bien trop longtemps et l'inscription d'un prénom à la caresse âpre. Artyom K. Détective privé. Derrière les lueurs faibles émanant du dessous de porte, des grincements suivis de pas rythmés en une symphonie belliqueuse, acariâtre, le bruit cristallin de verres et leurs carcasses opalescentes échoués sur ce plancher bien trop grinçant. Les couinements d'entrailles boisées et de coups donnés sur cette porte bancale, tant de fois éventrée par les chocs, les heurts de pieds, poings et mains. « C'est fermé ! » Une voix puissante, là, de l'autre côté. Quoi que lasse, fatiguée, terne, habité par la houle vacillante d'anciennes chimères dévastatrices, des portraits qui défilent, sans s'attarder. Et la tempête, le ravage, qui semble avoir foulé ses pas de furies dans cet appartement saccagé. Mégots débordant hors d'un cendrier froid, ronronnement, vomissements, d'une cafetière pleine à craquer, lit défait dont les draps portait ces mêmes effluves de cendre poussiéreuse. Magazines pornographiques tapissant le sol, briquets jonchant des meubles dont les rares cadres étaient fissurés par endroit, des sourires achevés dans leurs courses fatidiques. « C'est l'heure d'ma cuite quotidienne, alors foutez moi l'camp d'ici ! » Le goulot d'une bouteille de vodka portée à ses lèvres, les flots éthyliques qui s'y bercent, tanguent, comme un navire devenu proie face aux immenses vagues prêtes à éventrer sa carcasse boisée. Puis d'énièmes coups, qui cette fois-ci lui fait jeter d'un mouvement sec du bras, sa bouteille contre le mur. Quelque part, dans une accalmie de courte durée, un hurlement, comme un râle franchis le voile de ces murs aussi fins des feuilles de papiers. « T'est encore là. » Qu'il gronde, profère, s'agace, avant de finalement tourner les talons vers la portée d'entrée. Pieds nus, avec ce jean noir aux coutures déchirées et cette porte qui s'ouvre sur son torse balafré, musculature saillante, sèche. Et là, ces deux plaquettes aux noms oubliés qui s'entrechoquent dans un tintement métallique. L'arc ombrageux de ses sourcils et sa dextre ouvre d'un grand fracas la porte. « Ça vaut la peine à c'point là ?! »


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Dernière édition par Artyom Kolston le Mer 14 Nov - 8:46, édité 1 fois
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age : trente-trois années, regard de velours, féline en attente de soif d'aventure. tu restes toi-même, cette femme aux airs hautains, âge ne laissant en rien présager ta véritable tranche.
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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Dim 11 Nov - 11:55

Cette peur au ventre, elle était déjà trop présente. Tu as peur, cette pure peur qui émergeait dans ta vie et ce depuis que tu doutes que ton mari était dans un commerce pas très rentable. Il te bat, te fait subir toutes les représailles possibles au sujet de ton boulot que tu fais, déesse de la nuit. Tu danses pour le plaisir de ces hommes, contre un poteau ou même dans une salle rien que tous les deux. Hors de question pour toi de flancher, bien que les coups reçus étaient visibles à l'oeil nue. Tu as soudainement fait quelques recherches sur internet, demander à plusieurs personnes connues dans le milieu, le meilleur détective de new york. Étrangement, tu étais loin de te douter qu'à cet heure, tu serais en face de sa porte, toquant quelques coups, sans arrêt. Hors de question pour toi de rebrousser chemin, t'en as l'ultime conviction que ce dernier pouvait t'aider, mettre fin à ce calvers une bonne fois pour toute, que tu ait assez de preuves pour faire enfermer ton mari et pour toi, d'être une femme libre. Cette liberté, tu pouvais déjà y goûter, petite femme que tu es. Une voix masculine te vient jusqu'aux oreilles, t'annonçant par le fait même, que son petit cabinet était fermé. Rien n'allait t'empêcher de continuer à frapper plusieurs coups, observant à droite et à gauche, histoire de voir qu'aucun moins que rien ne s'approche de toi et de ce manteau à 100 000$ que tu portais sur les épaules. La petite bourgeoise de Manhattan, qui avait prit sa voiture de luxe pour se rendre dans le Bronx, ça devenait presque pathétique à voir. Toquant encore, ses paroles se faisaient de plus en plus rageuses, il t'ordonnait de quitter les lieux sauf que tu voulais discuter, pour une bonne somme d'argent, qu'importe s'il te donnait un coup de pied dans les fesses pour te dire de partir. L'inconnu vient soudainement à ouvrir la porte, d'un geste vif, montrant un regard presque fiévreux, emmerdé par la situation, il hurle presque. Vous ne serez pas déçus, non Prunelles bleutés contre les siennes, tu te permets donc à entrer sans lui demander son consentement, comme si tu étais chez toi et que personne ne pouvait t'arrêter. Tu faisais tout pour avoir le monde entier à tes pieds, en un seul battement de cils et les voilà déjà conquis. J'ai un boulot à vous proposer, peu importe ce qu'il en coûte, j'ai les moyens Tu retournes ta tête vers lui, cheveux blonds derrière tes épaules, bras croisés contre ta poitrine.

@Artyom Kolston


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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Dim 11 Nov - 16:30

Océan. Mer de feus qui s'entrechoquent aux infinités bleutés d'un miroir diaphane, scintillements et éclats aveugles qui se logent jusque dans le fleuve boueux, jonché de verdure de ses orbes âpres. Et ce fleuve, ce champ de blés qui s’amoncellent au dessus de ses lèvres écarlates. Couronne d'or, auréole solaire, une grâce léonine dans un gant de velours à la poigne de fer. Cette lueur implacable lui ayant fait don d'une cécité d'âme, de cœur. Et aujourd'hui, sur le pas de sa porte, cette même crinière aux boucles délicates, presque fragiles, qui ondule sur un manteau hors de prix. Hédoniste, royale, dans sa superbe indomptée qui traverse le seuil de sa porte sans plus de cérémonie. Et quelque chose, là, qui se fige sur ses lèvres, au contact de sa langue. Ce goût d'aigreur, d'acidité, lui rongeant les papilles jusqu'aux entrailles. Comme si la vue venait de lui octroyer le temps d'une accalmie. Et il reste là, de dos, face à la porte, l'échine lourde, sans pour autant être courbée, quand bien même elle impose ses conditions, énumère certainement ce pouvoir pouvant affluer aux bords de ses mains aux doigts effilés. Ces bagues trop scintillantes que l'on aurait pu lui arracher d'un coup de cutter bien placé lorsqu'elle avait pris la peine de se déplacer jusqu'ici. Dans cette antre de cauchemar et de carnage. Chaos, sans dessus, dessous. À l'image de l'hôte de ses lieux. « J'reconnais qui faut avoir du cran pour s'pointer ici.  » Main qui s'élance, au fin fond d'une poche trouée, peine à extirper l'objet de ses trésors les plus infâmes. Cibiche roulée, écartelée, dont il redresse le papier froissé du bout de ces mains couvertes d'ecchymoses. « À cette heure... Une femme seule... » Grésillements d'étincelles, haleine chargée de tabac et d'alcool abrutissant ses sens. De faibles faisceaux qui anime ses traits gravés aux burins, statue figée, comme l'une de ces hautes gargouilles hantant le toile d'églises et de cathédrales aux pierres obscures. Finalement, la porte se ferme dans un fracas grinçant, réveillant de plus bel, un énième cri de ses voisins éméchés. Et il se tourne, là, vers elle, les yeux levés au ciel alors qu'un nuage de fumée âcre franchis la barrière de ses lippes. « Asseyez-vous. » Autoritaire, presque intransigeant, avec lui, les autres. Même ses clients aux bourses pleines de billets à craquer. Le grincement d'une chaise qu'il attrape à la volée et vint à se délecter de ses bruits, couinements contre ces lattes de bois infimes. Pour la déposer là, juste au devant d'une misérable table couverte de tabac et de tâches de caféine. Bientôt, d'un geste du bras, tout ce qui trouve sur celle-ci se retrouve au sol. Un sourire torve, acerbe, alors qu'il s’assis face à elle, jambe tendue, croisées sur le bureau et les barreaux avant de sa chaise se balançant dans le vide. « Désolé, j'ai pas d'coussins pour le cul fastueux d'une bourgeoise. » Sa main remonte jusqu'à ses lèvres, coinçant ce stick de tabac entre son index et son majeur alors qu'un nuage vint à se former tout autour de ses traits acariâtres. « Expliquez-moi c'qui vous amène. »




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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Dim 11 Nov - 16:59

Tu sais te battre, on t'avais souvent enseigné comment réagir aux hommes beaucoup trop près de toi, ceux qui voulaient ta peau et non les bijoux qui ornaient ton cou de poupée. Le Bronx était surtout réputé pour être cet endroit, l'infâme, celui qui recueillait les mal aimés, ceux qui n'avaient aucun avenir dans ce bas monde et pourquoi, tu faisais entendre tes talons hauts dans ces rues, noires et silencieuses. Tu observes l'homme en face de toi, prunelles bleutés contre celles qui semblaient être décédées il y a un millénaire déjà, cette carrure masculine, celle qui devait te faire peur alors que tu restes de marbre contre lui. Tu ne bouges pas, tu restes surtout sérieuse, démontrant que tu ne rigolais pas et que t'étais ici pour affaire et non le contraire. Talons s'entrechoquant contre le sol, tu contournes l'homme, replaçant tes boucles blondes derrière tes épaules, geste distinct pour toi, celui qui montre une certaine pudeur de tes gestes. Petit sourire presque amusé contre tes lèvres, les yeux se posant contre le sol en l'espace de quelques secondes, ayant cette envie de rire de lui, ce stéréotype de petite bourgeoise qui ne s’effaçait pas de sa mémoire. On pouvait croire que tu avais vécu toutes ces années, de ton enfance à l'âge adulte, dans la luxure alors que c'était faux, tu en as baver avec ce père qui se croyait tout permis. Tu n'es qu'un trophée pour ton mari, celui qui passe son bras autour de ta fine silhouette, montrant un certain bonheur alors qu'à l'extérieur, ce n'était qu'une simple facette. Petit rire, pas très contrôlé, sort finalement de ta bouche. À ce que je vois, je vais faire affaire avec un homme qui croit que toutes les femmes ne sont pas capable de se défendre, super Souffles-tu, sans quitter une seule fois du regard Artyom, ce détective pas si innocent qu'il n'en avait l'air. Tu avais fais ces recherches, histoire de trouver la bonne personne, celle qui pourrait réaliser tes désirs les plus sombres. T'ordonnant presque à t'asseoir, tu en profites pour retirer ton manteau, déposant ce dernier contre tes cuisses au moment même où tu viens à poser tes fesses contre cette chaise. Tu croises enfin tes jambes l'une contre l'autre, baissant ta robe qui remontait de temps à autre, dévoilant un peu plus de chair que tu n'en laissais paraître, te fichant de comment on pouvait te voir. À ce que je vois, le métier de détective privé n'a pas vraiment l'air à bien payer. Au sujet de cette chaise, pique qu'il t'avait si gentiment fait il y a quelques secondes de cela. Tu balaies donc la pièce du regard, observant tous les déchets se trouvant contre le plancher, les quelques revues pornographies par terre, petit sourire amusé. Charmant, avec cet air arrogant, je ne suis pas surprise de voir que vous vous adonnez à ce genre de plaisir. Je serais même prête à parier qu'aucune femme n'ose vous approcher Tu le cherches, comme lui l'avait fait, un chat qui traque la souris, ce petit jeu qui t'amusais en fait. T'agissais comme une hautaine, montrant qu'il n'allait pas avoir le dessus sur toi, que c'était peine perdue. Il te demande ce que tu veux, pourquoi t'étais-tu rendu jusqu'ici pour demander ses services, surtout à cet heure. Tu allais donc aller au droit chemin, celui qui était de ta véritable visite dans ces bas fonds, découvrir la vérité sur ton mari. Savoir si mon mari est enterré dans affaires pas très nettes, si vous voyez ce que je veux dire. J'ai besoin de connaître la vérité, pour un éventuel divorce. Peu importe s'il acceptait ou non, tu n'avais qu'à sortir l'énorme chéquier de ton sac à main, le lui poser sous le nez et le tour était joué. Est-ce que vous êtes capable de m'offrir ce service ? Ou devrais-je aller vers un meilleur détective ? Te pinçant la lèvre inférieure, tu ne cesses de le fixer.


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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Dim 11 Nov - 22:06

Lorsqu'elle constate de la véracité infâme des lieux, ses prunelles divagues sur ce plancher infime, couvert de poussières, moutons virevoltants qu'il chasse distraitement du regard, comme pour leur intimer de ne plus faire la moindre envolée aérienne. « J'avais d'mandé une villa. Mais même en cassant la mâchoire à mon banquier, il a pas voulu m'la passer. » De sa main libre, un briquet. Ce zippo dont le métal froid venait à faire naître une nuée de frissons contre sa peau, des inscriptions étrangères marquées, incrustées à même ces pigments d'argents, dont ses doigts caressaient les reliefs en songes âpres, amers. La flamme qui roule, puis s'éteint, comme un halo clignotant dans la nuit. Et elle, certainement ce papillon dont les prunelles océaniques furent attirées par la lumière vibrante, battante. Le grincement d'un barreau de chaise qui menace de s'effondrer sous son poids. Et pourtant, ses traits s'étaient émaciés depuis la rigueur de l'armée. Joues creuses, légère rugosité d'une barbe naissante sous le passage de sa dextre, cernes faites d'ombres insatiables, voraces. « Ça grince beaucoup et parfois j'entend mes voisins s'tripoter la nouille, mais on s'y habitue, vous savez. » Humour gras. Rire sardonique qui écartèle ses lèvres. Douce aigreur nuageuse qui franchis ses lippes bien vite lassée de ce sourire passager. Puis il se penche, alors que retombe les pattes de la chaise sur les planches boisées. Dos courbé, vers l'avant, comme aux aguets de ce terrain sur lequel ils s'engagent. Chasseur et proie. Rôles qui s'échange, dans une ronde de regards désaxés. Orbes brûlantes qui souligne brièvement la courbe de ces longues jambes fuselées, croisées, le relief pâle de chevilles déliées, souples, sous la morsure de lacets qui s'entrecroisent jusqu'à ses talons aiguilles. « Vers un meilleur escroc vous voulez dire ? » Puis ses prunelles remontent, guidé par le charme concupiscent de la blonde solaire, dont l'allure si distinguée lui donne l'envie de chasser chaque parcelle de cette rigueur bien trop ferme. Longues mains délicates, aux doigts qui pourraient s'envoler avec autant de placidité que de rancœur. Là. Une trace de bronzage, en signe d'absence d'une alliance certainement retirée - ce qu'elle vint à lui confirmer par son énumération du divorce. Et d'autres joyaux dont les éclats aveugles lui perce la rétine. « En voyant vos brillants ils vont s'faire un grand plaisir à faire monter les enchères pour pas en foutre une. » Puis enfin, jusqu'à cette chevelure qui dévale sur ce tapis de fourrure inestimable, boucles impeccablement coiffées, qu'il imagine, tiré à quatre épingles. Soignée, distinguée. Et là. Le gouffre. Un dédale de flots abyssaux dans lequel il plonge sans espoir de retour. « D'autres auront pas les couilles ou l'audace. » Mais il y parvint. S'arrache à la contemplation de ces démons pour finalement dériver jusqu'à ses traits qu'il détaille minutieusement. Comme pour tenter d'y déceler un défaut, un travers. Cette petite bête noire au glas fatidique. « Vous pouvez m'en dire plus sur ces affaires pas très nettes ? »



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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Lun 12 Nov - 9:24

L'environnement de travail semblait être l'un de tes points forts, il donnait pas mal d'informations au sujet de son propriétaire, l'infâme artyom kolston, détective privé qui t'avais été référé par plusieurs de tes amitiés. Petit truand, des informations importantes pour toi afin de ne pas te rendre en ces lieux histoire de perdre ton temps, comme tu détestais ouvrir la bouche pour rien. Il faut croire que le métier ne payait pas vraiment, petit sourire pas très amical contre tes lèvres, l'envie de faire affaire avec lui et rien d'autre. Tu n'es pas ici pour te faire des amis, tu en avais déjà beaucoup trop dans ce petit carnet de velours que tu trainais dans ton sac à main griffé, bien que niveau physique, il ne te laissait pas indifférente. Étrange, en effet Sarcasme à l'état pur, sourire suivant tes dires, l'envie de fumer toi aussi à la vue de cet homme qui échangeait sa fumée avec l'oxygène de la pièce. Une drogue devenue importante pour toi depuis que ton mari avait posé ses mains sur toi, te faisant comprendre que malgré le cancer, il restait supérieur à toi et que tu ne restais qu'une poupée dans ses mains. Tu veux jouer le jeu, prouver que toi aussi, tu pouvais te montrer cruelle lorsque tu agissais et tu n'as aucunement peur de la mort, celle qui t'attends à n'importe quel moment. Flamme t'incitant à détourner tes prunelles vers le briquet ouvert, allumant le petit bâton, coeur palpitant dans ta poitrine, cette manque de nicotine dans tes poumons. Tu sais ce que tu allais faire dans les prochaines minutes, celles qui semblaient interminables, celles qui faisaient en sorte que tu perdais ton temps avec un minable qui osait te lancer les piques interminables. Ça pourra donc vous mettre dans l'ambiance lorsque vous poserez les yeux sur l'une de vos charmantes revues sur le plancher Yeux se baissant contre les bouts de journaux contre le sol, faisant illusion aux femmes nues contre ces pages, passe-temps favoris de ces hommes qui n'ont rien pour la gente féminine. Dos confortablement collé contre le dossier de cette chaise peu confortable, tes mains se glissent lentement contre tes cuisses, faisant des mouvements de vas et viens, froides. Le temps était hivernal, tu te demandais même pourquoi tu avais décidé de te vêtir de la sorte, sûrement afin d'user de tes charmes, bien qu'ils ne soient pas difficiles à contrôler. Il te regarde, haut en bas, petit signe de la tête suite à ses dires. Il te dévisage, tu sais que ce dernier ne regarde pas que tes yeux mais bien tout ce qui est superficiel pour lui... Petit sourire presque amusé, tes doigts se posent contre tes cheveux, poussant ces mèches blondes derrière ton oreille. Alors, je peux vous faire confiance lorsque vous me dites que vous êtes le meilleur dans le domaine Tes mains glissent vers tes cuisses, décolleté plongeant à sa taille, voix légèrement sensuelle, celle qui voulait être certaine que vous vous entendiez sur ce marché. En bon gentleman, il décide finalement par arrêter de te regarder, ayant au moins une marque de professionnalisme au fond de lui, ce qui fit en sorte que tu reprends ta position, dos collé contre le dossier. Drogue, exportation de marchandises et d'armes, trafic d'être humains... La liste est longue et trop cruelle pour que je reste une minute de plus avec lui Tu es donc allée droit au but, hors de question de faire un long discours pour ce qui se passait tout autour de toi.


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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Lun 12 Nov - 13:00

Qui aurait cru que derrière le visage de cette poupée sibylline se cachait un tempérament enflammé ? Peu de personnes. Mais s'il y avait bien une leçon qu'il avait retenue avec les années, était-celle de ne pas se fier aux premières apparences. Bourgeoise aussi soignée, distinguée, tirée à quatre épingles, avec de ces rires cristallins, qu'il imaginait percer l'écho de nuits fastueuses. À se bercer, flâneuse, sous les ombres et lumières de quelques chandeliers aux douces lueurs placides, tamisées. Coupe en main et la dextre d'un autre glissant sur ses hanches harmonieuses, l'exhibant comme la vitrine d'un de ses fantasmes inavoués. Sans qu'il ne sache pourquoi, cette vision venait à faire naître un mauvais rictus sur ses lèvres avides de bouffées de fumées. Foutue humanité. Il se redressa sur son siège. « Ce sont d'graves accusation qu'vous tenez là.  » Il en avait connue des histoires sombres, viol, cannibalisme, et autres étrangetés névrotiques. Mais certainement pas des gros bonnets capables de claquer des doigts pour faire en sorte qu'on lui colle une balle dans le crâne. Et Sophia, certainement loin d'agir en simple réflexe de sécurité, il imaginait, de ces vieilles rancœurs qui subsistent dans ces couples où l'amour rime avec gains et infidélités. Après tout, sous quelle autres obscures raisons persistait cette trace blanche près de ses doigts effilés, terminés par de longues griffes vermeilles ? Cette fois-ci, c'était de son regard affûté, plus professionnel, qu'il venait à la détailler. Ancrant le port de ses orbes aux siennes, vagues houleuses et irrépressibles. Réminiscence au goût acide. « Il me faut des preuves. Tout. Des adresses, des noms. N'importe quoi qui me permettra d'faire pencher la balance en votre faveur. » Ses longues jambes élancées se délogèrent de la table pour remonter mollement au sol, tandis qu'il venait à tirer l'un des tiroirs recouverts de poussières. « Des pistes. » Le pragmatisme d'années belliqueuses reprenait le dessus, vieux instincts de ces guerriers fracassés, tombés, dont l'odeur des balles fumantes, d'effluves métalliques, putrides et nauséabonde lui parvint encore aux narines en fragrances méphitiques. « J'suis loin d'être un faiseur d'miracles, mais si y'a bien une chose que j'peux vous promettre... » Du tiroir, sa senestre extirpe un calepin dont il arrache d'un coup leste une page, avant de finalement se munir d'un stylo à l'encre baveuse, notant un numéro auquel elle pouvait le joindre en cas de besoin. Puce éphémère, dont il pourrait effacer toute traces afin de ne pas éveiller quelconques soupçons. Une écriture vive, dont les chiffres se tendent comme des fourches dissidentes. Puis il relève ses deux orbes vers les siennes, confiant, triomphant, de sa superbe de rapace noctambule. Épaules relevées, comme déployées, prêtes à un envol prochain. « C'est qu'j'adore voir des salopards croupirent derrière des barreaux. » Puis il fini par lui tendre le calepin, ainsi que le stylo, juste au dessous de ses prunelles aux infinités bleutées. « Nom, prénom, numéro d'téléphone et mail... si b'soin. » Jeux d'orbes, de prunelles qui s'entrechoquent aux lisières de leurs psychés meurtries. Et l'énième mouvement d'une flamme sur laquelle il passe distraitement ses doigts. Se réchauffer, sous le feu qui couve dans ses entrailles.


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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Lun 12 Nov - 14:31

Cette attraction perçait ses prunelles, dilatées sous la nuit, le noir de l'appartement d'une lumière tamisée, pouvant laisser croire qu'un dangereux criminel se trouvait en face de toi, tentant d'en finir avec ta vie de fille de joie. Certains te voyaient ainsi, donnant de mauvaises opinions non fondées à ton mari, l'homme que tu n'avais jamais et qui pourtant, avait décidé de montrer son vrai visage. Avait-il ouvert les yeux sur tes véritables intentions ? Héritage en échange. Cette rage à l'intérieur de toi, images persistants dans ton fort intérieur, ses mains blessantes, corps de poupée de porcelaine terrassée par l'adversité. Tu étais prête à te battre, quitte à tout perdre au final. Vous croyez que je ment Ton regard s'est soudainement changé, devenant légèrement plus sombre, sourire totalement disparu de la civilisation. On pouvait t'envoyer n'importe quelle parole, histoire de te toucher mais pas de te traiter de menteuse, tu étais tout sauf ça. Cette relation restait purement professionnelle, détresse pouvant se lire dans tes globes bleutés, difficile d'y déchiffrer le moindre état d'âme. Sans plus attendre, suivant ses paroles aux actes, tu détaches aussitôt ton regard, prenant dans tes mains ton sac à main, sortant quelques enveloppes, entourés d'un ruban doré. Tu le lances aussitôt à ses pieds, replaçant ton dos convenablement. Tout y est, je m'en suis assurée Intelligente, voilà comment on te décrirait. Ta vie en dépendait, ces lettres et papiers importants pour ton mari, se retrouvaient finalement entre ses mains, indices qui pourrait l'aider à faire son boulot. Bras croisés contre ta poitrine, regard se tournant vers la fenêtre du minuscule appartement, propriété de ce cher Artyom, il laisse sa main gribouiller contre ce calepin vierge. Au fond de toi, une petite lueur d'espoir jaillisses de ton être, sachant que tu pouvais particulièrement lui faire confiance, bien qu'à l'extérieur, un tigre pouvait très bien sortir les griffes dès qu'il en avait l'occasion. Secondes passantes, il te tend ce fameux calepin, que tu prends en mains, inscrivant les détails importants de ton présent, ceux qui pouvaient l'aider à te joindre. Tes doigts se laissaient aller dans une danse enflammées, prêtes à mener le combat contre un monstre. Merci Redonnant le calepin, tu relèves aussitôt le regard vers lui. Laissez moi un message vocal, je saurai que c'est vous. Les messages textes laissent souvent des traces indélébiles Histoire que ton mari ne tombe pas sur ces messages, entrant ensuite dans une décharge incontrôlable. Quel est votre prix Peu importe, tu sais qu'aucun prix n'est très exorbitant, ta main s'engouffre une nouvelle fois dans ton sac à main, sortant un calepin de chèques, stylo en ta possession, commençant à griffonner le nom et prénom du détective privé, relevant tes orbites contre les siens. Totalement perdue dans ces prunelles froides, l'homme qui semblait intouchable, criblé sans doute de centaines balles par le passé, incapable de laisser sa confiance à un vulgaire inconnu. Un peu comme toi, pas si différent de ta petite personne.


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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Lun 12 Nov - 16:40

Elle avait de longues mains gracieuses, effilées, en des pointes placides, dont les griffes vermeilles lui donnait des allures léonines. Une écriture belle, calligraphie aux lettres courbées majestueusement en des ondoiements comparable à la houle calme, tranquille, de ses prunelles dont il devinait l'intensité fougueuse. Le lent remous des vagues et des morsures incandescentes, lointaines, balayant une vaste mer de plombs cotonneux. À danser, entre deux eaux, salée, douce, trouble, clairsemée, sans savoir à quel endroit mener la barque, faire se courber la rame contre la surface d'un miroir archaïque. N'était-ce pas là, ce que la mer cherchait à montrer aux hommes ? Le reflet de leurs péchés, la souillure de leurs actes tavelant leurs mains qu'elle ne pourrait jamais laver. La blonde sibylline était certainement ainsi. À lui montrer le reflet d'une rédemption hors de portée. Seulement à l'observer là, de loin, comme un astre filant dans la vaste toile d'un néant béant. Et le roulement de son pouce contre le zippo, la flammèche nimbant son visage de lueurs fugaces. Puis il s'arrêta pour le déposer sur la table, un sourire taquin naissant au bord de ses lèvres. « L'mail était à usage personnel. » Qu'il marmonne, rapidement, sans s'attarder. Pour finalement se lever, de toute sa haute stature, rapace agile, vif, dont les doigts effleurent la surface boisée en une caresse imperceptible, trop lente, pernicieuse, insidieuse, pour s'arrêter finalement là, à ses côtés, penchant son visage au dessus du sien, dos au bureau, dont les serres semblent se fondre au bois. « Et quel est l'vôtre ? » En plongeant dans l'océan dédaléen de ses orbes, ce n'était rien de la bourgeoise aux attitudes guindées, au port altier et à la morgue revêche qu'il apercevait. Mais une femme, meurtrie, avide de colère. De... vengeance ? Ses lèvres perdirent de son sourire au profit d'un air grave, démarquant quelques pattes d'oies naissant au coin de ses prunelles verdâtres. Serres implantées à même la chair, agonie tût aux bords de lippes closes et l'horreur suintante dans la cage de ses orbes innocentes. Il fut le premier à céder, à détourner le regard, marmonnant quelques mots tout bas à sa propre encontre. Sortant d'un geste las un paquet de cigarette de sa poche, juste devant elle. Elle pouvait se servir, si elle le voulait. Prendre l'un de ses stick asphyxiant, en éructer la fumée évanescente, comme tous ces maux coincé là, quelque part, dans les tréfonds d'une énième âme en déroute. « Donnez-moi bon c'qui vous semble. » Sans grande réelle conviction, ses pas se dirigèrent sous l'halo tremblant, vacillant logé au dessus de la cuisine. Là, tout près des vrombissements d'une machine à café dégurgitant ses vomissements atroces. « Mais avant ça... » Bras tendus, peau saillante, parcouru de serpents d'encres qui à la découpe des ombres et lumières semblaient se mouvoir d'eux-même, de leurs propres chefs. « Sophia. » Durant un instant, il cru que son prénom - qu'il avait lu plus tôt sur le calepin - avait tremblé entre ses lèvres âpres. Litanie funèbre, échos dévastateurs dont les tintements métalliques venait à résonner contre son torse nu, caressé par la brise nocturne de ces murs mal isolés. Dans ce prénom, c'était un autre qu'il avait soufflé. Sourd. Invisible. Inintelligible. Enfoui là, quelque part, sous la carcasse de cet homme las, gonflé d'aigreur et de remords. À se plaire dans de vains espoirs en venant à l'aide à la veuve et l'orphelin. De profil, ses orbes s'heurtèrent de nouveau aux siennes. « Jusqu'où êtes-vous prête à aller pour vous débarrasser de lui ? » Vous le savez, autant que moi, ce qu'il en coûte lorsque l'on affronte des gens de pouvoir.


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Dernière édition par Artyom Kolston le Lun 12 Nov - 17:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Lun 12 Nov - 17:16

Tête surélevée, la main écrivant ce qui était demandé, jetant de temps à autre quelques regards vers l'homme se trouvant en face de toi, tensions palpables pour l'instant, séduction totalement inconnue. Lumière tamisée de l'appartement, reflétant contre le calepin sur lequel tu écrivais ces descriptions demandées, exigences demandées par Artyom. Bruit contre tes oreilles, sourd, de son briquet ouvert, allumant cette cigarette, fumée te venant aux narines, odeur qui te parlait, t'implorais d'en redemander. Tu lui redonnes le calepin, regard croisé dans le sien, l'homme se lève, tel un lion observant sa proie, reprenant une respiration saccadée, comme à ton arrivée dans ces lieux insalubres. Attraction, tes dents se pinçant contre ta lèvre inférieure, chaleur montrant le bout de son nez. Il lu dans ton âme, ces secrets enfouis depuis de nombreuses années, malchance en amour, mari abusif... Cette détresse pouvait se lire dans tes yeux, dans ton coeur, celui auquel personne n'avait réussi à toucher. Ta main empoigne ce même stylo doré, empoignant la paume de ce dernier, dansant sur celle-ci, inscrivant le numéro de téléphone. Histoire que vous ne le perdiez pas dans tout ce fouillis Sourire amusé, intimidé, il vient à regarder ailleurs, se détachant de cette proximité, celle qui était déjà beaucoup trop forte. Chèques en main, prête à répondre à toutes les attentes possibles, tu restes malgré tout surprise, en entendant ce qu'il te disait, de donner ce que bon te sembles. Le bruit des voitures de police, les engueulades de ces voisins, tous ces bruits, devenaient finalement silencieux, comme si vous n'étiez que tous les deux seuls au monde. Tes jambes se redressent, faisant en sorte que tu te positionnes donc contre tes pieds, dégourdissant celles-ci. Besoin d'espace, de vitalité. Tu refuses son invitation, presque hypnotisée par la situation, laissant ainsi ces bouts de papiers inutiles contre la chaise de bois, celle à laquelle tu étais assise il y a quelques instants de cela. Il souffle ton prénom, t'incitant à faire les quelques pas vous séparant, bras allongés contre ton corps, tête relevée vers la sienne. Oui Souffles, charmeuse, prunelles plongées à ceux du ténébreux en face de toi, nouvelle attraction possible. Il sait ce qu'il en coûte de s'attaquer à ce genre de personne, avoir la police dans sa mire, ceux qui faisaient partie de son cercle d'amis, incapable de détecter le bien et le mal. Tu sais ce qu'il en coûte, la vie est dure mais tu te dois de faire ces sacrifices. Tout ce qui est possible de faire, monsieur Kolston Pour ne pas être impolie, surtout en sachant que vos deux corps étaient devenus à proximité, tu pouvais sentir son souffle contre ton visage, le bruit de la machine à café qui s'était soudainement arrêtée. Je veux aussi savoir, si vous êtes assez forts pour vous en prendre à ce genre d'individus. Avez-vous assez de couilles pour vous attaquer à ce genre d'affaire Tu as été dure dans tes mots, tu le sens, mais c'est le seul moyen d'en être si sûre...


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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Lun 12 Nov - 18:22

Tout ce qui est possible de faire, monsieur Kolston. Quelque part, là entre sa cage thoracique, ses lippes closes et sa psyché errante, son souffle se rompit de lui-même. Soldat au repos, dont les mains s'entrecroisent dans son dos. La psyché, qui s'évanouie hors de son enveloppe charnelle, se dénoue du fil d'une civilisation tangible, à celle, fait uniquement de murmures, de pleurs et de litanies angoissantes. Vaste plaine de brume, mélasse insondable, dont les bras immatériels, lestes, se mouvent au même rythme qu'une bayadère brave son agilité mirifique. Échiné courbée, poumons contractés, comme avalé par ses entrailles insidieuses. Et la montée des eaux. Celle qui font se gorger ses poumons de sels, d'embruns marins et de caresses algueuses. Feuillage et crinière de suie roulant contre son derme. Et là, en surface. Où l'eau se plait, se berce, à refléter ce que d'autres ne pourront jamais voir en elle - comme capricieuse, aigrie, monstrueuse gardienne de ses propres temples abyssaux, fosses et profondeurs porteuses de secrets proscrits. Et ses mains, frôlant, touchant le vide, qui autour de lui, s'évanoui. N'était-ce pas là le lot de toute cette fouille grouillante, noir de monde, fourmilière à l'échelle d'une mégalopole qui s'agite dès l'aube et pousse ses soupirs d'agonies dès le crépuscule. Sophia. Lui. N'étaient-ils pas si différents ? N'avaient-ils pas tant en commun ? L'un de ses supérieurs à l'armée le lui avait dit ça, un soir de veille funéraire. Tu aura beau vouloir tout faire, t'agiter, remuer vents, ciels, monts et terres. Tout ce qu'il est possible de créer, emmène toujours dans son sillage, à l'inversement; tout ce qu'il est possible de détruire. Même dans leurs paroles extravagantes, les vieux soldats ont la peau dure. Le retour à la réalité, ferme, tangible. Du visage de Sophia, où viennent à danser les lueurs excitées d'un halo vacillant, tremblant. La lumière qui nimbe sa crinière en une auréole séraphique, l'or qui s'évade, en miette lumineuse, jusqu'à cette fourrure abondante la couvrant du froid. Elle a l'air de ces femmes de l'est, dont les accents porteurs de véracités infâmes s’agglutine sous ces hommes aux prises tenaces. Elle l'avait peut-être pris pour un goujat, un machiste à la fierté proéminente, comme de ces mâles qui se pavanent dans leurs masculinités excessive. Mais il n'en était rien. Et Artyom était certainement le mieux placé pour savoir à quel point les hommes pouvaient être cruels envers leurs consœurs féminines. Et à nouveau, cette lueur dans le regard, ce défi absurde, autour du quel il joue, s'envenime, s'amuse et se pique. Un Kolston ne dit pas, il fait. Les ronronnements, vrombissements de la machine s'était arrêtés depuis de longues secondes déjà et avant même d'en avoir pris conscience, leurs souffles se buvaient. Si proche, que ses lippes auraient pu glisser sur les siennes afin d'en tracer des sillons de feus. Sans la quitter du regard, levant un bras au dessus d'elle afin d'en extirper une tasse fissurée et colmatée à de nombreuses reprises, qu'il dépose sur le plan de travail. Là. Juste entre eux. Ou son derme nu effleure les poils de sa fourrure au prix exorbitant. « C'est pas du nespresso, mais ça fera l'affaire, si vous en voulez. » Il se détourne d'elle, comme un vieux mirage qui s'enchante à nouveau dont il ne veux plus affronter les éclats, les morsures incandescentes. Puis il trace son chemin jusqu'à ce lit en désordre, draps sans dessus, dessous d'où il extirpe un t-shirt froissé qu'il enfile à la vas-vite. Pressé. Comme impatient d'en découdre. « Vous feriez mieux de rentrer chez vous, Madame Chamberlain. » Là, dos à elle, avec cette nuque parsemée de cheveux bruns, clairs, qui s'enroule contre les reliefs de sa nuque où viens à se fondre la morsure métallique d'une chaîne froide, gelée.« Dites-moi juste où j'peux trouver votre mari, à cette heure-ci. » Dit-il, en enfilant ce long pardessus noir. Une cape de nuit pour un oiseau de proie.



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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Lun 12 Nov - 19:18

Prête à tout ce qui est possible, en finir avec cet homme qui t'as martyriser depuis de nombreuses années, mariage souillé par le malheur, ces secrets qui n'en finissent pas de tomber. Malheureuse, voilà comment pourrait-on te décrire, souillée par tout ce qui s'est passé depuis ce mariage, petite femme naïve, hors de tout contrôle. Plantée en face de ce corps martelé, prunelles vieillie depuis de nombreuses années, trentenaire jusqu'aux os, tu lui faisait face, démontrant une certaine force de caractère. Cette soudaine attraction avec un vulgaire inconnu, loin d'être de ton calibre en matière d'or et de diamants. Lumière scintillante contre ta chevelure dorée, relevant les traits fatigués et las de ta vie. Détails que l'on ne pouvait distinguer, qu'à la loupe, minutieusement. L'odeur du café perce tes narines, toi qui détestes la caféine, cette drogue dont certains ne pourraient s'en passer, tu as malgré tout déjà essayé mais sans succès. Son bras, relevé afin d'attraper cette tasse, froide dans ses mains, corps encore plus posé au tien, coeur battant la chamade dans ta poitrine, voulant déchirer ta cage thoracique. Tu as chaud, cette chaleur beaucoup trop chaleureuse, celle que l'on reconnait lorsqu'on est dans une fâcheuse position, chimie possible entre deux êtres humains. Je n'aime pas le café mais, merci quand même Chaleureuse, voulant démontrer une autre facette de ce caractère brûlant, caractère de feu. Tu peux te montrer très persuasive lorsque tu t'y mettais, balayant tout sur son passage, truands au passage. Il se détache soudainement, frisson parcourant l'échine de ton corps, ce froid glacial qui revient au galop, tes membres frémissant sous l'impulsion. Le bruit de tes talons hauts, claquant contre le sol, suivant de très près le détective privé, laissant balayer de ton regard, sa chambre principale, en ruine sous ces tonnes de vêtements. Voix protectrice, t'incitant à quitter ce monde pauvre qu'est le Bronx. Petit sourire contre le coin de tes lèvres, le laissant enfiler cette longue cape noire, tu t'approches de lui, toujours dos à toi, profitant pour poser tes lippes contre sa joue, corps posé à ses côtés. Ton visage trace un chemin, de son cou jusqu'à son oreille, soufflant, murmurant de cette même voix... Certainement aux bras d'une autre femme, jouant au poker dans l'un des bars les plus huppés de Manhattan Tu restes là, captant son regard, tête relevée, corps près du sien, un peu trop près...


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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Lun 12 Nov - 23:48

Le fruit originel. La voix serpentine qui se glisse à ses oreilles en une douce mélodie insidieuse, cristalline, dont les échos tentateurs, océaniques, de ses prunelles, lui font penser à de ces vieilles légendes enfouies dans les profondeurs abyssales. Ces femmes acariâtres, millénaire, aux jeunesses éternelles, rongée de jalousie sous leurs terres violées par le passage de carcasses boisées. Celle dont les lèvres pourpres entament des airs sombres, lugubres, funestes, dont les échos corrupteurs tente à amener chaque marin à bâbord dans l'espoir d'apercevoir leurs silhouettes ondulantes, le reflet de quelques écailles translucides et encore, encore. Cette sensation grisante, qui puise, au fond de leurs âmes corrompues, signées par le glas d'une tentation pugnace. Sophia était semblable. Fée sibylline à la morgue revêche et au port altier, léonin. Hautaine, dans sa fierté excessive. Jeux qu'ils jouaient à merveille. Couronnés, détrônés, sauteur et pousseur au bord d'une falaise de maux silencieux. Et lui, dont le dos droit, agile, aux muscles noueux, tendus, comme si chacun de ses membres étaient écartelés au moindre mouvement, gestes, filtrant d'entre ses lèvres charnues, pigmentées de teintes rougeoyantes, carmines. Aux aguets, vif, redoutant comme appréciant cette ronde qui n'en finissait plus, dès le moment où elle avait franchie le seuil de ce taudis. Ce qu'il restait du navire de son âme, transformée en un rafiot, une barque de fortune. Certainement à se plaire dans sa gloire scintillante, face à lui, pauvre âme errante, chasseur de spectres et de leurs réminiscences aigres. « J'sais pas à quel genre d'jeux vous jouez... » Comment ne pourrait-il pas l'avoir vu, ressenti ? Il fallait être fou, aveugle, sourd. Et derrière cette façade brisé, détruite, il y avait bien un homme. Fait de chair, d'un sang frelaté, gaspillé, étiolé, rongeur. Putréfiant ses veines en des mémoires amères, méphitiques. Rapace nocturne. Oiseau de proie, dont les prunelles vinrent à défier celle de son interlocutrice. Ancre sombre. Élan barbare s'éveillant sous la peau. Serre, griffe, qui se rétracte, se contracte. Et le souffle, qui s'amenuise et puise, dans les tréfonds d'une âme, d'un myocarde délesté. La chaleur d'un souffle, la caresse d'une voix s'évadant là où les pans de son manteau laissait sa peau à l'air libre. « Mais il vas falloir l'arrêter. » Homme qui reprend de sa contenance. Qui défie cette autorité dont il ressens toujours le besoin de désarmer. Combler. Encore et encore. En se figeant dans ses prunelles aux appels sourds. Et le plongeons. L'appel des océans. Car la mer, ne reflète que ce que l'on souhaite. Et les hommes, eux, se contente d'abdiquer à ses lois archaïques. Dextre qui remonte, se mût d'elle-même, par une volonté sur laquelle il perd les repères, le contrôle. Et tout s'enchaîne, comme un mauvais rêve, vieux cauchemar cyclique qui se répète inlassablement de sa boucle infernale. Serpent qui se mord la queue. Il s'agrippe, là, à cette nuque si fine qu'il suffirait d'un rien, d'un tout, pour rompre le sortilège qu'elle lui a lancée. Et son souffle qui s'échoue contre le sien. Bec avide, lippes insatiables qui s'arrache à leur contemplation pour bien plus que de simples regards balancés. Il ne sais plus si le temps lui manque, ou bien s'il le gaspille. Et dans le fond, il s'en fiche pas mal. Emportant tout avec lui dans leurs sillages, le raclement des talons de Sophia contre le plancher grinçant, l'étincelle qui émerge dans leurs lèvres scellés d'un pacte interdit. Et le feu, grandiose, magnifique, qui émerge de sa psyché tourmenté. Volcan qui explose, jailli de son réveil en un amas de braises tumultueuses. Bûcher funéraire. Ses larges mains calleuses qui l'empoignent comme si elle n'était qu'une poupée de chiffons, ses pieds qui se dérobe du sol au moment où il empoigne sa taille pour la faire basculer sur le bureau de mouvements qui lui échappe. Dents qui se cognent, lèvres, langues qui se noient et souffles erratiques. Cette chevelure ensoleillée empoignée sous sa rage dissidente courant en une nuée dévastatrice dans ses veines ardentes. Mains qui glissent, s'échappent et retrouve des monceaux de chairs, longues jambes effilés recouvertes de bas qu'il écorche, troue, certainement du passage de ses ongles. Et puis... Le tintement métallique résonnant près de son cœur. Tout s'arrête, s'envole, dans des horizons balayés d'une mer de nuages venteux. Le sortilège se rompt. Il souffle, quelques paroles basses, empreinte d'une fièvre délirante qui font se tendre et détendre en l'espace d'à-coups chaque parcelle de son corps. « Non. » Il réalise, recule, en se passant les mains sur le visage, comme pour y effacer toute trace de véracité. De réalité. Les lèvres gonflées de sa cliente, ses cuisses recouvertes de bas effilés, ce précieux manteau de fourrure à moitié délesté. « Rentre chez toi, Sophia. » Qu'il murmure. Tout bas, de sa voix rauque, comme éventré par ses propres actes, paroles.


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MessageSujet: Re: rock you like a hurricane (sophia) terminé   Mar 13 Nov - 9:07

Influence palpable, il n'y avait que vous deux, deux corps en soif de nouvelles découvertes, de confiance en soi. Depuis ces derniers jours, cette vie de riche femme d'affaire t'avais donné du fil à retordre, faisant douter de ton honnêteté à plusieurs reprises, ce coeur battant dans ta poitrine, pompant le sang d'entre tes veines, avait cessé de fonctionner normalement. Une distance pouvant paraître anodin, insignifiante pour certains, qui faisait tout son sens pour vous. Âmes perdues, abandonnées par leurs semblables, retrouvant un chemin paisible. Souffle chaud contre son lobe d'oreille, chant de sirène enchantée, la même qui servait à séduire les vaillants marins en haute mer. Sourire narquois contre tes lèvres, prunelles ancrées en les siennes, l'instant d'un pouvoir incontrôlé, désireux de dépasser toutes barrières possibles, se laisser aller, au rythme de la nuit. D'accord, si tel et votre désir Petite gamine, enfant du démon, la tentation incarnée, agissant sous l'impulsion de ses actes, se fichant de ce que l'on pouvait penser d'elle. Intensité au maximum, relation éphémère, pouvant s'arrêter à tout moment, les secondes sont comptées. Il pose sa main au creux de ta nuque, approchant ses lippes des tiennes, baiser échangé, chaleur regagnant ton corps. Doigts capturant son torse, main remontant jusqu'à sa joue, ne laissant aucune parcelle de peau à ta portée, son corps poussant le tien vers une direction inconnue, découvrant les lieux comme si tu n'étais qu'une pauvre aveugle. Il te soulève, de ses mains masculines, expertes en la matière, désireux d'aller plus loin, cette intensité montée au deuxième degré... Langue contre langue, dansant d'une manière endiablée, tu t'empresses presque d'ouvrir cette cape d'oiseau de nuit, découvrant son torse, peau qui t'avais été montrée il y a quelques instants de cela. Soupirs, sentant sa main se positionnée contre le long de ta cuisse, découpant quelques parcelles de ce qui te couvrait les jambes, prix exorbitant, qui n'avait rien de plus important en toi que ce moment passé avec ton amant. Personnes en quête de soif d'amour, plaisirs brûlants, intentions bien particulières, laissant tomber l'une de tes manches de manteau, le long de son bras, épaule dénudée. Artyom souffle, rugit, pose un carton d'arrêt. Tu reviens à la réalité, ouvrant tes prunelles, posant ton attention vers le brun qui s'était reculé, se refusant à avoir une nouvelle idylle. Situation amusante pour toi, faire durer le plaisir était un passe-temps, tu décides de revenir sur tes pieds, marchant quelques pas, talons claqués contre ce plancher en piteux état. Comme tu veux, mais avant... Phrase en suspend, ta main empoigne son visage, le faisant se retourner vers le tien, lèvres plaquées aux siennes, baiser rapide, tu le repousses. Appelle moi dès que tu auras du nouveau. Tu sors une carte, ton bar de danseuse, plaisir de la chair, s'il en voulait, la posant contre la poche arrière de son jeans délabré. Si tu as envie de te changer les idées Empoignant ton sac à main, te voilà marchant vers la sortie, tes pas bien décidés à le faire languir, comme lui l'avait fait il y a quelques secondes de cela. Peut-être avait-il gagné cette manche, mais tu sais qu'un jour, cela risque fort bien de recommencer. Ta main empoigne la poignée, disparaissant à la nuit.


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