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 no one like you (dovy)

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MessageSujet: no one like you (dovy)   Dim 11 Nov - 18:30

Ils s'étaient dit vingt-trois heures. Là. À attendre, sous la pluie battante, maculant son visage de perles translucides, s'infiltrant sous ce lourd blouson noir en piqûres de gels, infâmes. Morsure âpre, refroidissant chacune parcelle de son derme couturé, jusqu'à ces serpents d'encres, coulissant sous sa peau, comme vivant, hypnotique, dont les mouvements lestes venait à laisser une traînée de frissons sur son derme éveillé. Gelé, trempé, jusqu'aux os. Les mains prises de spasmes incontrôlés. Fatigue ou froideur automnale ? Les deux semblaient avoir leurs propres places dans la balance. Et à jeter des regards de gauche à droite, dans l'espoir d'y voir surgir une ombre bien familière, dont les traits viendrait à nouveau faire gronder, rugir son âme de rapace nocturne. Mais aucune trace. Seulement le roulement des feuilles rêches volant dans la brise crépusculaire, du sons de quelques pas curieux lui faisant relever le regard en vain et de la froideur nocturne engourdissant ses membres. À plonger ses orbes d'émeraudes vers les lueurs ardentes de son smartphone à l'écran brisé, tapoter sur l'écran tactile dans l'espoir d'une réponse. Mais rien. Toujours rien. Et dans le fond de son âme, le carcan déchaîné, les chaînes brinquebalantes, tintant contre les barreaux de sa cage ensorcelée. Sorts et incantations antiques d'une psyché dégénérescente. Dans un grondement, sa cibiche vint à étreindre le sol humide de ses braises incandescentes, coulant sur le bitume dans sa carcasse de cendre pâteuse. Puis ses pas l'emmenèrent de lui-même, à la conquête d'autres ruelles, autres chimères ombrageuses auquel se fondre, se fracasser, dans le silence d'une énième nuit écourtée. Puis là. Au fond d'une impasse tortueuse. Masse compacte, recroquevillé sur elle-même. Tremblante, prises de spasmes nerveux, vifs. « Dovy ? » Dans un foudroiement lucide, il bondit sur l'homme au sol, croyant être pris d'une vision hallucinatoire, avant de finalement se rendre compte qu'il n'avait rien de l'homme qu'il cherchait. Un pauvre gosse. La quinzaine. Venant tout juste d'éructer un crachat sanguinolent d'entre ses lippes gonflées, semblant avoir été rouées de coups. « J'connais ce nom, si vous l'cherchez, il est parti poursuivre les types qui m'ont fait ça. » Un éclair zébra l'empyrée de son regard. Comme une chose indescriptible, une abomination, immondice, dont le nom échoué venait de surgir des tréfonds de ses pensées chaotiques. Dans un geste vain, presque avec une pointe d'empathie sur laquelle il avait tiré un trait depuis des décennies, il vint à retirer sa veste pour la déposer en guise de couverture sur le garçon. « Par où est-ce qu'il est parti ? » Sa voix était claire. Ferme. Un ton qui ne pouvait se résoudre à d'autres options. Le gamin jeta un coup de tête sur la ruelle opposée. « Par là. Des types sont venus avec des matraques, pour fracasser du pd, sois disant. L'laissez pas là bas. » L'arc ombrageux de ses sourcils se froncèrent alors qu'il se relevait de sa haute stature leste. « J'm'en charge. Reste là, j'reviendrais avec lui. » Pragmatique, sans autre forme de parade ou de discours. De vieux réflexe lui revenait naturellement, comme s'il s'étais agis d'une énième souffle vain, de mouvements naturels, d'instincts, qui régissait leurs jougs impitoyables sur la trame d'une vie faites de chimères aux cris d'agonis capricieux. Et il courrais. À en perdre le souffle, les poumons brûlant par un trop plein de tabac, les jambes lourdes et pourtant si vive, aérienne. Et dans l'horizon d'un parking désert, un homme se relevait, poings couverts d'ecchymoses. « DOVY ! » Quelque chose dans sa voix. Comme une piqûre, une morsure viscérale, lui brûlant les entrailles. Un gain de désespoir face à la marée d'une espoir perdu dans les profondeurs de limbes abyssales. Des échos déchirant, lui lacérant la gorge, le cou, en un étau étouffant. Il s'approcha de lui et d'une silhouette seule, amorphe, restée au sol. Dans un geste, comme derniers recours d'un langage qu'ils se parlaient d'eux-même, sans forme de conciliation. Sa dextre et sa senestre l'empoignèrent par le col. « À quoi est-ce qu'tu joue sale enfoiré ? Ça t'plaît d'faire les justiciers ? T'aurais pu t'faire buter ! »


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MessageSujet: Re: no one like you (dovy)   Dim 11 Nov - 22:34

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Rien que la nuit, le vide autour de sa figure sombre. Rien autour que les ténèbres et la pluie. Et ce froid mordant qui glisse sous sa veste et les souvenirs d'une russie glacée qui s'infiltre dans ses pensées. Il jette des coups d'oeil par dessus son épaule, Dovy, il a des frissons qui lui courent le long du dos, cruelle réminiscence que sa tête est mise à prix. Son pas s'accélère, il n'a pas dans l'habitude d'être en retard et sa montre se rapproche dangereusement des onze heures du soir. Il file dans le brouhaha de l'orage, disparaissant dans les coins de rues comme dans une grande gueule béante. La nuit est si dense que même les lampadaires peinent à déployer leur lumière pâle sur les pavés trempés. Il trébuche presque. Et c'est là qu'il l'entend, un appel à l'aide étouffé par le déluge. Guidé par les voix et le bruit des coups, il s'aventure dans la ruelle. D'un geste il dégage ses cheveux trempés de devant ses prunelles, ses prunelles bleues qui s'embrasent d'une irrépressible colère alors qu'il assemble les pièces du puzzle qui se déroule sous ses yeux. Il n'y réfléchit pas à deux fois, avant de s'élancer, le poing le premier, sur les trois voyous qui s'en prennent à un des gamins du centre. Effet de surprise, ses phalanges craquent sous la force des coups, il en assomme un, les deux autres se carapatent. Il devrait s'arrêter là, le gosse est en sécurité, y a plus qu'à le ramener chez lui, le protéger de la colère des cieux, panser ses blessures, mais la rage est trop forte, presque primitive, elle enflamme sa raison et il file dans l'obscurité.

Les immeubles se fondent la noirceur, étranges figures nébuleuses témoins du terrible assaut, monstre de brutalité, bouffé par une exaltation violente, frénétique, intenable. Les jointures de ses poings s'écrasent le visage cabossé, encore et encore, et l'agressivité se fait révolte, contre l'injuste, contre les sévices, contre cette vie foutue. Il entend vaguement son prénom dans la tumulte, comme une voix d'une autre monde, à des dimensions de là, si loin de cet état second où il oublie la douleur du corps et ne se nourrit que des affres de sa vengeance, de ses angoisses. On l'attrape par le col. Reflexe défensif. Dovy le repousse violemment, prêt à cogner encore. Tout ce qu'Artyom a en face de lui c'est un animal blessé, gonflé de fureur et de tourments. La gorge nouée d'aigreur, il a la parole roque, presque douloureuse. - Qu'est-ce qu'tu crois Artyom, que je n'me suis jamais fait mettre sur la gueule? La vérité c'est qu'il n'a pris que quelques coups, que ces types n'avaient pas la moitié de la carrure ni de la bestialité des mecs qu'il a affronté en prison. Il remet son blouson en place, brutalement, il grimace, un coup de batte s'est abattu juste au niveau de son omoplate. Sa poitrine est en feu et sous la pluie battante il ne se demande pas ce qu'Arty fout là, il ne se demande si le mec qui a tabassé n'a pas un pied dans la tombe, non il rassemble les évènements des dernières minutes en une chronologie plus ou moins correcte. Il lance un regard paniqué à l'homme qui lui fait face. - Le gosse ? Ses pas retracent avec hâte le chemin qui l'a mené jusqu'à son arène de fortune. Il se précipite vers l'adolescent qui n'a bougé, il essuie vainement ses mains couvertes de carmin sur son pantalon, qu'il puisse en tendre une au garçon. - Tommy c'est ça ? Il est temps de rentrer chez toi.
   


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MessageSujet: Re: no one like you (dovy)   Dim 11 Nov - 23:31

Ils sont comme deux bêtes enragés, dont les éclats de balles se sont perdus là, quelque part entre leurs raisons et leurs veines ardentes de feus incandescents. Ils auraient pu s'empoigner, se défier, eux, avec leurs fureurs vives et indisciplinées, dans cette arène de pluie, de bitume et de phares éteint. Seul projecteur à leur combat, cette lune livide, blafarde, si pâle, qu'elle parait maladive en posant ses éclats marmoréens sur leurs silhouettes déchaînées. Puis ses paroles, qui lui sautent au visage comme une vérité viscérale, qui font se nouer ses entrailles avec l'effet d'une claque abrupte. Parce qu'ils sont fait de la même hargne, la même intensité qui traverse l'orage de leurs prunelles, les mêmes fracas, les mêmes tempêtes, les mêmes échos qui les immergent, les ensevelissent sous des décennies d'irascibilités. Des ruines de tombeaux vides et les chimères, hurleuses et fantomatiques, qu'il en reste. Là. Échoué derrière eux. Comme un poids mort qui s'éructe à chacun de leurs souffles vains. Il recule sans vraiment en avoir conscience, repoussé par Dovydas qu'il regarde comme frappé d'une vision miroitante. La colère qui s'apaise au profit de l'urgence. Le gamin. « J'l'ai croisé, en sale état. Pas loin. » Il emboîte ses pas, le poursuit, comme une traînée d'ombres fulminantes. Avec tous ces mots qu'il aurait voulu lui proférer au visage, cette injustice que Dovy aurait voulu résoudre de lui-même. Lui. L'étranger sur des terres étranges. Lui, qu'on pouvait virer aussi vite qu'il avait finir par conquérir l'asphalte de ces pas lointains. Il aurait pu le laisser, là. Ici. Dans sa propre galère. Son bourbier. Mais le Russe était aussi imprévisible qu'il l'étais et dans le désespoir, Artyom y trouvait une part de réconfort. La seule dont il pouvait se vanter le mérite. Et dans un certain sens... n'était-ce pas là aussi sa vocation ? Lorsqu'ils arrivèrent près de l'adolescent, Dovydas venait à se précipiter à ses côtés, d'une voix qui semblait avoir retiré toutes traces d'un brusque égarement belliqueux quelques secondes plus tôt. Quelque chose de paternel, d'habile, de protecteur, dans sa façon de se tenir là, en lui tenant la main. Une vague image de Nora lui traversa l'esprit, apaisant ses traits cernés de fatigue, aigri, rongé du poison insidieux de la colère vrombissant dans la houle de sa psyché. « T'habite dans l'coin ? » Il s'approcha de lui afin de reprendre son pardessus pour l'enfiler rapidement sur ses larges épaules. Même avec, le froid lui infligeait autant de piqûres gelées, mais il ne s'en plaignait pas. Jamais. L'armée avait ses propres leçons qu'il n'avait pas occulté. « Brooklyn, m'sieur. » Il s'approcha de Tommy, penchant son menton vers l'arrière afin de mieux apercevoir la blessure qu'il lui avait été infligée. Lèvres sanguinolentes, éclatées, boursouflée et un côté de la mâchoire maculé d'hémoglobine. Effluves métalliques remontant jusqu'à ses narines en réminiscences funestes. Il se tourna vers Dovy. « Il lui faut des soins. » Il vint à s'amarrer à côté du garçon, installant son bras contre son épaule. « Aide-moi, on vas l'ramener jusqu'à ma voiture, j'suis garé pas loin. » L'humidité suintante du froid collant à son derme en une deuxième peau, le bruit de leurs pas éclatant dans quelques flaques disséminés. Comme des trous noirs, aveugles, donnant vue sur d'autres mondes gorgés d'immondices. Et dans le loin, près d'un lampadaire solitaire, la découpe d'une dodge charger d'ébène. De sa main libre, il ouvris la portière, laissant Tommy s'installer confortablement sur les sièges arrières avant de finalement claquer la porte juste derrière lui. Et maintenant, il lui fallait à nouveau affronter la morsure de ses prunelles océaniques. Ces flots enragés, vrombissants et leurs vagues dentelées, tel des lames pointées vers ces cieux chaotiques, parsemés d'éclairs et de nuages de plombs. « C'était con et stupide. » Crocs serrés, mâchoire qui s'entrechoque, alors qu'il fulmine. Éructe une inquiétude camouflée en impatience. « Pourquoi tu m'as pas appelé ? Tu sais que j'suis là pour t'filer un coup de main en cas d'besoin. » Pas seulement pour quelques coups de reins.


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MessageSujet: Re: no one like you (dovy)   Lun 12 Nov - 22:25

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C'est un animal sauvage, Dovy, il a l'coeur qui bat au son des combats, les images d'un passé violent flashent derrière ses paupières dès qu'il ose fermer les yeux, résurgence de la faucheuse qui se planque dans son ombre maudite. C'était un animal apprivoisé, Dovy, alors il navigue à l'aveugle dans les mers houleuse de cette liberté nouvelle, c'est une bête qui ne brise encore ses chaînes que pour quelques instants avant que le souvenir des coups et la voix du père ne le forcent à renfiler son costume de froideur et d'infamie. Il est doux, pourtant, quand il aide le gosse à se remettre sur ses deux pieds. Ces gamins perdus, c'est son point faible, ceux qui ont touché son humanité. Il se régale de leurs sourires, de leurs histoires, il fait quelque chose de bien, au centre, il tend une main qu'on ne lui a jamais tendue, il offre un peu d'espoir, ça il ne l'aurait jamais cru. Même sous la pluie battante, même au milieu de l'orage.

C'était con et stupide. Peut-être. Sûrement. S'il se fait prendre, sans papier, c'est une aller simple pour l'enfer. - Qu'est-ce que ça peut t'foutre? Pas agressif, juste réaliste. J'suis juste le mec que t'appelles quand t'as envie de tirer un coup. Pas d'attachement, pas de complications, c'est l'intérêt non ? Il glisse une cigarette entre ses lippes ensanglantées. Et leurs deux figures sombres dans la nuit noire, deux diables jetés sur le même trottoir, si proches et tellement lointains, jetons absurdes dans le grand jeu d'la vie. Âme solitaire qui ignore le grondement dans ses entrailles, qui préfère prétendre de ne rien savoir, de ne rien comprendre, à cette fièvre qui l'étouffe en la présence de son client. - Tu m'pais pour t'faire sauter, Arty. Il tire sur sa camel, en relâche les effluves empoisonnées en basculant la tête en arrière, et laisse la rancoeur des cieux laver son visage de la honte et de sa peine. Impossible sérénité, rares instants de calme dans l'incessante effervescence d'une ville grouillante de monde et de crasse, de moments volés et de secondes d'éternités. Une longue inspiration, comme pour revenir parmi les vivants. Sa semelle noire écrase le mégot sur l'asphalte, geste inutile, force de l'habitude. - Y a une clinique, à quelques rues. Si tu tiens vraiment à m'aider, aide-le.  Un geste du menton vers Tommy. - J'peux pas l'accompagner, j'mets pas les pieds dans ce genre d'endroit. J'préfère éviter les questions. Si tu vois c'que j'veux dire. Il cherche les opales d'Artyom une dernière fois sous l'ondée rageante, pour y trouver une réponse à ses requêtes, puis se laisse glisser à la place du passager.



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MessageSujet: Re: no one like you (dovy)   Lun 12 Nov - 22:56

Lames empoisonnées, affûtées, de leurs regards qui se livrent à une bataille dans l'arène de leurs orbes grondantes d'orages et de tempêtes océaniques. Les éclairs mordants qui s'arrache à chaque battement de son âme vrombissante lorsqu'il aperçois la fougue tumultueuse du Russe. Comme un écho, à cette colère irrépressible qui couve, se nourrie du feu de ses entrailles essorée par la froideur glaciale de ses crevasses indomptables. Fente, fenêtre de psychés dégénérescente. Et le voilà. À tomber dans le charme d'un énième sortilège nocturne du noctambule. Mais jamais aucuns des deux ne courbent l'échine, ni vainqueur, ni perdent. Deux fiertés massives, murailles impassibles que tout semble réunir et éloigner. Amas de plomb, statue érodée, corrodée par le temps. Par les siphons, maelstrom, qui creuse leurs nids au fond de ces flots dévastateurs. Comme de ces bêtes, venues de différentes contrées voisines, qui s'arrête à la lisière de leurs terres, pour se jauger, s'apprivoiser et se rendre à l'évidence d'une énième échauffourée. « T'est qu'une foutue tête d'mule. » Il se rend finalement à l'évidence dans un souffle vain, qui lui arrache les lèvres en le voyant grimper dans l'habitacle. Tous ces mots qui lui empoisonnent les pensées, la gangrène d'une humanité latente dont il cherche à s'extirper, d'entre la prise de ces mains blafardes, prête à poser le joug de leurs marques au carcan de ses chaînes enchevêtrées. Et l'étau, qui referme sa poigne impitoyable. Petit à petit. Comme ce goudron dont se gorge ses poumons, à coup de fatigue, de nerfs restés trop longtemps éveillés. Et là. Même sans avoir réussi à trouver le sommeil, deux jours durant, Dovy, affûtant, éveillant, gardien de ses sens multipliés. L'écoute de sa voix rauque, chargée de tabac, de bouffées de fumées âpres qu'il éructe comme tant de chimères sur lesquelles ils n'osent plus mettre de noms. Alors il grimpe. Non pas parce qu'il y est obligé. Mais parce même après avoir couru vers le sommeil en vain, il en avait envie. L'envie de l'aider. « T'est moins con quand j'te l'a met. » Paroles incisives, là, qui franchissent la barrière de ses crocs contractés, sa mâchoire crispée. Et bientôt, sous ses mains expertes, le moteur gronde, démarre. Bolide, monstre d'acier, qui bientôt avale l'asphalte sous le gouffre béant de ses roues rugissante. Et le paysage, qui défile, semble reprendre de ses couleurs, ses teintes, dont il semble avoir ignoré l'existence jusque là. « Il viens d'où ce gosse ? Du centre lgbt ? »



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MessageSujet: Re: no one like you (dovy)   Mar 13 Nov - 1:00

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Duel au sommet. Deux êtres merveilleux dans leur disgrâce, qui se débattent dans la fange glacée de leurs existences misérables, à peine humains, créatures assoiffées de ces émotions qui leur échappent, qui écorchent leurs épidermes respectifs de leurs crocs féroces. Farces qui se prétendent être du commun des vivants, avec un pied dans la tombe et l'arme au poing. La fierté, ou la stupidité, comme étendard, à peine capable de discerner une sortie de secours depuis le piédestal de l'infamie. Dovy écrase son paquet de camel entre ses mains trempées, tremblantes. Il mord ses lèvres abîmées pour ne pas cracher sa verve. Lui qui est supposé être un modèle pour le gamin avachi sur la banquette arrière. Quel exemple, les phalanges fissures, la peau éclatée qui laisse apparaître le cruor et la brutalité, crue, manifestée dans le moindre de ses gestes. Il la connaît aussi, l'américain, cette révolte qui gronde, cette ardeur d'écorché vif, que Dovydas exorcise à chaque coup de reins. Les immeubles se fondent et se confondent en immenses masses informes, colorent le néant d'une étrange présence, les néons redonnent vie à un Bronx noyé sous la tempête. - Mh mh. Avare de mots, son grondement répond par la positive. Regrets. Règle brisée. Les clients ne sachent rien de lui, ça évite les emmerdes, ça le garde de devoir se méfier d'eux. Regrets, vraiment ? De s'être ouvert, même rien qu'un peu, d'avoir eu une véritable conversation avec un adulte. Il fouille dans sa mémoire l'instant de sa confidence, infime détail de son quotidien, si important pourtant. - C'est la prochaine à gauche. articule-t-il, amer.

Symphonie de l'eau qui s'acharne sur le reste du monde, Dovy, seul dans la carcasse de métal essaie d'arracher les morceaux de macadam captifs de sa chair, sans grimace, sans complainte, fascination du pire et du carmin, preuve qu'il est toujours en vie. La castagne le fait se sentir tellement vivant, comme derrière les barreaux d'une autre sorte de prison, celle avec des murs, celle à laquelle il a pu échapper. Il sent le souffle pétrifiant de la faucheuse dans sa nuque, la crainte de croiser le mauvais côté d'un révolver au coin d'une rue, de crever avant d'avoir vécu. Le grincement de la portière le sort de sa contemplation morbide. Artyom de nouveau derrière le volant, il est tenté de le cogner, histoire de, pour lui faire comprendre qu'il n'est pas d'humeur pour les piques acerbes. Pourtant il soupire, et après s’être assuré que Tommy est en de bonnes mains, reporte son attention sur les opales couleur rivière de son client. - J’te dois toujours une baise. Si c’est une invitation ou une simple rhétorique, la voix de Dovy ne le laisse pas transparaître, c’est juste un fait qu’il expose, un pan de cette réalité dérangée. Les ombres comme des coups de couteaux sur le faciès du conducteur cependant l’interpelle, la fatigue hurlante. Il ricane, presque moqueur. - J’suppose aussi que j’te dois bien café. Avant toute autre chose.



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MessageSujet: Re: no one like you (dovy)   Mar 13 Nov - 13:00

Peut-être que Tommy aurait du faire demi-tour, retourner entre les bras de ces affres sombres prête à meurtrir chaque parcelle de sa chair pour un choix qui n'en est pas un. Peut-être se serait-il finalement bien plus plu sous le son des matraques martelant sa peau, que de ces deux bêtes adverses qui se toisent, de regard torves, dans leurs superbes nocturnes, eux et leurs morgues revêches, leurs aigreurs acides franchissant la barrière de leurs lippes. Peut-être que son calvaire aurait été minimes face à ces deux bêtes foudroyés par leurs tempéraments fougueux. Dovy était semblable à lui, à se contenter de peu de mots à la place de gestes bien plus efficaces, ce langage de fauves dont les prunelles s'entrecroisent à la lisière de leurs frontières sauvages. Comme de ces rapaces ayant vécu sous les mêmes lunes, mais sous de différents cieux nocturnes. Pas très loquaces, simplement laconiques, avec leurs injures sous forme d'humour noir. « Ouais et deux paquets d'clopes aussi. » Il ne lui en tiendrait pas rigueur. Comme pour toute ces erreurs qu'il lui laissait exerçait quand bien même il avait beau gronder, fulminer, éructer. Un peu à cette façon paternelle qu'il avait de diriger Nora sur d'autres venelles, contraires aux siennes. Mais Dovy n'était pas sous sa prise, sous sa poigne, il se libérait de lui-même du joug du carcan enchaîné à la cage de son âme, à se battre, montrer les crocs, tel un animal pris d'une prise de conscience, de furie inextinguible couvant dans le nid de ses veines. Et Artyom, juste ce client aux airs sombres venant à se faufiler dans le repère de ces pas noctambules, fracassé, buriné, comme de ces navires qui ont trop longtemps connu la morsure âpre du sel océanique et peine à s'amarrer à un port d'attache. Toujours le regard tourné ailleurs, dans l'horizon, vers des silhouettes amorphes, évanescentes. D'un dernier coup de frein à main et de clefs tournés, il vint à rompre le contact, sans un mot. Sortant de la voiture afin de venir en extirper le garçon resté à l'arrière. Le mener là, sous les faibles lueurs d'un logo de clinique de banlieue. Dans ses regards hagards, courroucés, le pas pressé à l'objet de ses envies viscérales resté cloîtré dans la voiture, quelques mètres plus loin. Minutes comptées, horloge et le claquement impitoyable de ses aiguilles imbriquées à même le flot de ses pensées chaotiques. La fatigue maculant ses traits à bout de souffle et pourtant, la ronde nerveuse de ces cents pas juste au devant du regard de ces infirmières peu confiante. Le prix d'une humanité latente et les affres d'un sang corrupteur. Il en sortis au bout de quelques minutes, les mains dans les pans de long manteau venant à se soulever au même rythme que la brise venait à faire se tapisser l'asphalte de feuilles rêches, rougies. D'un claquement agile de la portière, il entra, le fauteuil s’affaissant sous son poids de rapace vif. « Ils veulent l'garder en observation. » Dans l'habitacle silencieux, seul le froissement de sa main s'enfonçant dans le tertre de sa poche, venue à rompre l'équilibre d'une harmonie vaine. Un paquet de cibiches dont l'une d'elle qu'il vint à loger entre ses lèvres, suivis du roulement d'un zippo argenté aux inscriptions amères de réminiscences. Il tira une bouffée de fumée qui s'évanouie en un nuage brumeux autour de leurs visages gorgés d'ombres et d'éclats lumineux à l'agonie. Puis il détourna ses orbes verdâtres, jonchées de fleuves boueux vers ceux de son camarade nocturne. L'avidité insatiable de flots qu'il buvait à la démence, de l'arrête d'un nez fin, droit et d'une mâchoire maculé de sombres pigments rugueux. Les reliefs galbés de lèvres proscrites. Dovy le lui avait si bien dit. J'embrasse pas mes clients, Arty. À chacun ses propres règles. Il souffla un nuage de plomb et démarra le contact en posant ses orbes vacillantes sur un point nébuleux de la route tavelée d'humidité, d'arbres morts et de feuilles déracinées. « J'te ramène. »


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MessageSujet: Re: no one like you (dovy)   Sam 17 Nov - 4:46

We carry the same wound but have different cures.
Similar injuries, but opposite remedies.
@artyom kolston

Il a l'palpitant qui déraille, Dovy, et les pensées qui se fracassent comme un accident de voitures. Il est confus parce qu'il ne connaît des interactions humaines que la violence et la luxure, sans nuances, crues, à fleur de peau. Son berceau, voie toute tracée par l'égoïsme et les traditions cruelles. Si seulement il pouvait ouvrir les yeux, pas que regarder mais voir les choses, les comprendre, les sentir aussi. S'il pouvait comprendre ce grondement dans l'fond de son ventre, s'il ne le prenait pas que pour de la haine bouillante, toujours prête à imploser, un volcan dans le creux de l'âme. Fils du chaos, il a abandonné ses derniers lambeaux d'espoir sous le pont du cargo qui l'a recraché sur les côtes d'un nouvel enfer. Il ne faut pas grand chose pour raviver l'espoir pourtant, s'il avait le cran de poser ses pupilles océanes sur l'homme assis à ses côtés. Il suffirait de le voir, ce regard qu'il lui lance, ces attentes tues, ces instants ratés, sa manière de crier son nom dans la nuit noire, comme s'il en avait quelque chose à foutre, de sa gueule de taulard. - J'te ramène. Il a l'palpitant qui déraille, Dovy, et une détresse furieuse qui le prend à la gorge. L'idée d'être seul, ce soir, cette solitude soudainement devient fardeau. Il déglutit, mal à l'aise, le regard fuyant, le regard qui le cherche, entre le doute et l'amertume. Lâche. Dehors les ombres semblent vivantes, voiles apocalyptiques au travers desquelles la lumière trace un chemin tourmenté, vient s'échouer contre la vitre embuée et dessiner les contours de sa silhouette, à lui, l'oiseau de nuit. Arty, pâles éclats striant son faciès des secrets de la nuit, a l'oeil sur la route, et le russe se nourrit du silence et de sa présence, de cette aura qui l'envoûte, presque qui l'étouffe mais dont il redemande. Il balance son adresse, là-bas, au delà des logements décents, dans ces rues gangrenées par les maladies des grandes métropoles. Le véhicule fait halte près du trottoir, roues attaquées par les torrents qui courent sur le bitume. Dovydas se dévoile à la merci de l’averse, ses vêtements suintant des larmes des cieux, il ne frissonne même plus, l’enfant de Moscow. De quelques enjambées il fait le tour de la dodge et saisit la poignée côté conducteur.  Un bras sur la portière ouverte, une paume sur la carrosserie, le visage qui dégouline de cette foutue pluie. Il s’en fout, lui qui vient du froid, il ne sent même plus ces billes glacées qui s’infiltrent sous son blouson, mordantes, avides de cette chair frissonnante. Il ne fait que regarder Arty, l’coeur au bord des lèvres. - Tu viens? Faire un tour dans mon taudis, ce studio dégueu qu’t’aides à payer quand tu m’appelles pour t’faire baiser. Ses cheveux corbeau comme une triste couronne sur son front exsangue, Dovy défit les éléments pour quelques minutes de plus.  Son accent roule sur sa langue comme autant de lames qui saccadent sa prononciation de la langue de l’homme qui lui fait face. - Laisse moi au moins t’filer quelques clopes et un café médiocre. Et p’t-être quelques fringues sèches. Allez, viens, s’il te plaît. Et autant de prières au-delà de ses prunelles que de batailles livrées derrière les murs trop bien gardés de son âme.


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MessageSujet: Re: no one like you (dovy)   Sam 17 Nov - 19:34

Durant la route, tournait ce disque, vieux, suranné, aux doux riffs s'égosillant contre une paire de doigts agiles et l'envolée de quelques notes d'une voix rauque berçant l'habitacle dans sa sérénité silencieuse. Rares et éphémères comme était ces moments, comme figé dans l’œil du cyclone, alors que tout autour de lui aurait pu se briser, se fracasser, fracturer dans le temps. Comme un long fleuve s'écoule en dépit du vent, du temps, du gel et de la chaleur. Il persiste, de ses bras tentaculaires, franchis ces monts et forêts, monceaux de terre, bravant l'humus, les tempêtes et les intempéries. Éternel, intemporel. Toutes ces mémoires gravées, tel le glas indomptable de la pluie se fracassant sur ses roues acharnées. Puis s'effaçant, jaillissant, dans le sillage de la carcasse d'acier de sa dodge charger. Plus qu'une nuée de perles dont venait à s'abreuver le bitume, prête à disparaître au lever de l'aurore et ses rais incandescents. Et là, alors que Dovydas venait à le guider, sur ces routes tant empruntées, étrangement familière, comme de voir les raies blanches défiler tel des serpents de lumières, la pluie s'amonceler sur ce pare-brise et le couinement des essuies-glaces face au ronronnement du moteur. Lorsqu'ils s'arrêtèrent, son regard se tourna vers ce bâtiment délabrée, à la façade livide, craquelée. Ce putain de taudis, chez lui. Et avant même qu'il ne put tourner son regard vers son acolyte noctambule, celui-ci était déjà sortis de la voiture. Prêt à repartir, sans doute. Dans l'antre de ces nuits viciées, si proche de chez lui. Là. À deux pas, il lui suffisait de quelques enjambées pour se fondre dans la nuit, mais à la place, ce fut sa portière qu'il vint ouvrir. Artyom pencha la tête contre son volant, son sourire masqué sous ses bras élancés, maculés de sa vaste cape de nuit. Tu viens ? Comment aurait-il pu refuser ? Face à lui, à l'océan de ses prunelles dédaléennes, le torrent perlant sur sa peau pâle et ses cheveux, comme des algues baignées de sel roulant contre ses tempes. Il coupa le moteur au même rythme que son sourire venait à s'effacer. « J'resterais pas longtemps. » Mensonges. Dans un claquement de portière résonnant dans la rue déserte, vide, solitaire, leurs pas s'heurtèrent à l'asphalte. Courant sous la pluie, avec ce large manteau dont il venait à saisir le col au dessus de sa tête afin de se protéger des gerbes diluviennes de l'empyrée, en vain. Dans un tintement sonore, les clefs de son acolyte résonnaient dans la nuit, tel un carillon figé dans le vent. Entrechoquant leurs éclats moirés, humides. Enfin, ils s'engouffrèrent dans l'appartement. Et tandis que Dovydas venait à refermer la porte dans leurs dos, Artyom se retrouva confronté à une vision des plus tragiques. Un miroir à son âme distillée. Murs gonflés d'humidités, plancher grinçant, poussiéreux, à peine grand pour saisir une vingtaine de longues enjambées. Déchu, décrépi, dégénérescent, à l'image de son propriétaire, dont l'éclat de beauté, pourtant, perdurait. Celle de ces vents lointains, corrosifs, prêts à faire s'ouvrir sa peau tel des lames gelées, froides et incisives. De ses pas abruptes, sa carcasse sèche que les années finissaient par étioler, mais souple, agile, comme de ces oiseaux battant la nuit de leurs ailes infimes. Il alla se défaire de sa large veste gorgée d'humidité sur l'une des chaises dont il devinait les barreaux rafistolés. Bientôt suivi cette paire de rangers aux gargouillements moites, s'affaissant près du long manteau tombant. Il s'approcha d'un radiateur afin d'y déposer sa main. Comme prévu, il était froid. Comment Dovy pouvait-il vivre dans une telle merde ? Il méritait mieux. Bien mieux. Sa langue claqua contre son palais alors qu'il entreprenais de se défaire de son t-shirt, puis bientôt son jean qui s'heurtèrent à la froideur hivernale du radiateur. Sur son torse puissant, couturé de cicatrices, s’entrelaçaient ses plaques militaires à même sa poitrine. Il les toucha pensivement, relevant son regard vers le Russe. « Comment vont tes phalanges ? »



@Dovydas Vasilyev


bad things

heart sick an' eyes filled up with blue.
i don't know what you've done to me,
but i know this much is true.


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no one like you (dovy)
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